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UE628 mai 2026 · 6 min de lecture

UE6 Anglais des affaires : préparer l'oral du DSCG

Seule épreuve orale du DSCG, l'UE6 Anglais des affaires se gagne par un entraînement régulier au vocabulaire, à la compréhension et à la prise de parole.

Au sein du DSCG, l'UE6 Anglais des affaires occupe une place singulière : c'est la seule épreuve entièrement orale du diplôme. Là où les six autres unités d'enseignement vous demandent de produire un écrit ou de soutenir un mémoire, l'UE6 évalue votre capacité à comprendre et à vous exprimer en anglais sur des thèmes économiques et de gestion, au niveau B2 du cadre européen. Pour beaucoup de candidats venus d'un parcours comptable, cette épreuve réveille à la fois un soulagement (pas de copie de quatre heures à rédiger) et une inquiétude (l'oral ne pardonne pas l'improvisation). La bonne nouvelle, c'est que l'UE6 se prépare avec une méthode régulière et progressive, accessible à qui s'y prend tôt.

Comprendre ce qu'évalue réellement l'UE6

L'UE6 vise un niveau B2 : à ce palier, vous êtes censé comprendre l'essentiel d'un document à teneur économique, dégager un point de vue, et vous exprimer avec une aisance suffisante pour soutenir une conversation sans blocage majeur. Le champ thématique est celui des affaires au sens large : la vie de l'entreprise, la finance, le management, la stratégie, le commerce international, les évolutions de l'économie. Il ne s'agit pas d'un anglais littéraire ni d'une épreuve de grammaire pure, mais d'un anglais professionnel mobilisé sur des sujets que vous côtoyez déjà dans vos autres UE. Cette continuité est un atout : un candidat à l'aise avec la finance ou le contrôle de gestion possède déjà une partie des concepts, il lui reste à les nommer en anglais. Parce que l'épreuve est orale, deux compétences se complètent : la compréhension, saisir le sens d'un support et sa structure, et l'expression, reformuler, analyser, prendre position et répondre aux relances. Contrairement à une épreuve écrite, vous ne disposez ni du temps de la rédaction ni de la possibilité de raturer : tout se joue dans l'instant.

Construire un vocabulaire des affaires solide et disponible

Le premier levier de progression est lexical. Un vocabulaire des affaires riche et, surtout, immédiatement disponible fait toute la différence à l'oral : il évite les hésitations, les approximations et les faux amis qui trahissent un niveau fragile. L'objectif n'est pas d'accumuler des listes interminables, mais d'ancrer durablement les champs lexicaux utiles et de pouvoir les restituer sans effort, parce qu'à l'oral on n'a pas le temps de chercher ses mots. Pour cela, la répétition espacée par questionnaires courts est imbattable : tester un terme, une traduction ou une nuance en quelques secondes, recommencer régulièrement, et laisser la mémoire consolider. Travaillez par familles thématiques plutôt qu'en vrac, en retenant pour chaque domaine les termes clés, leurs collocations habituelles et quelques expressions idiomatiques courantes. Voici des champs à couvrir en priorité :

  • La finance et la comptabilité : états financiers, rentabilité, trésorerie, endettement, investissement
  • Le management et les ressources humaines : leadership, motivation, recrutement, conduite du changement
  • La stratégie et le marketing : avantage concurrentiel, parts de marché, croissance, positionnement
  • L'économie générale : inflation, croissance, chômage, politique monétaire, commerce international
  • La vie de l'entreprise : gouvernance, fusions et acquisitions, restructuration, responsabilité sociale

Comprendre les documents, structurer la parole, maîtriser le stress

La compréhension se travaille par exposition régulière à des supports authentiques en anglais des affaires : articles économiques, contenus audio ou vidéo de presse spécialisée, analyses d'entreprises. L'idée est de s'habituer au débit, aux tournures et au lexique réels, puis de s'entraîner à en extraire rapidement la structure : de quoi parle le document, quelle est la thèse, quels sont les arguments, quelle conclusion. Prendre quelques notes en anglais pendant l'écoute muscle cette capacité de synthèse, indispensable le jour de l'épreuve. L'expression gagne, elle, à être méthodique : une prise de parole convaincante n'est pas un flot d'idées, c'est un propos structuré. Entraînez-vous à dérouler un raisonnement clair :

  • Annoncer brièvement le sujet et l'angle que vous allez adopter
  • Présenter deux ou trois idées principales, chacune appuyée par un exemple concret
  • Utiliser des connecteurs logiques pour articuler les transitions
  • Conclure par une synthèse ou une opinion nette
  • Rester disponible pour reformuler et répondre aux relances de l'examinateur

Maîtriser le stress et organiser une préparation durable

Répétée à l'entraînement sur des sujets variés, cette ossature devient un réflexe : la forme étant maîtrisée, votre attention se concentre le jour J sur le fond et sur la justesse de la langue. Le stress, difficulté souvent citée par les candidats à un oral, se prépare lui aussi par l'entraînement réel : parler en anglais à voix haute, s'enregistrer, se réécouter, refaire, jusqu'à ce que la prise de parole devienne familière et que le trac perde de sa prise. Le jour de l'épreuve, respirez, ralentissez le débit, acceptez de reformuler quand un mot manque plutôt que de vous figer, et gardez en tête que l'examinateur évalue une capacité globale de communication, pas une perfection grammaticale absolue. Pour rappel, le DSCG est un diplôme d'État de niveau master (bac+5) qui confère le grade de master ; il ne confère pas le titre d'expert-comptable, mais ouvre l'accès au stage d'expertise comptable de trois ans, au terme duquel le candidat peut présenter le DEC. Le diplôme se compose de sept unités d'enseignement et se présente UE par UE : vous pouvez passer l'UE6 seule lors d'une session, ou la combiner avec d'autres, et étaler le diplôme sur plusieurs années. Une UE est définitivement acquise avec une note au moins égale à 10 sur 20, et les notes obtenues sont conservées huit ans ; pour les règles précises de compensation, les éventuels seuils et les dispenses selon votre diplôme d'origine, reportez-vous toujours au règlement officiel en vigueur pour la session visée plutôt qu'à une rumeur. La spécificité de l'UE6 invite enfin à une préparation faite de petites séances fréquentes plutôt que de longues sessions ponctuelles : quelques minutes quotidiennes de vocabulaire, une écoute par jour, un exercice de prise de parole plusieurs fois par semaine. C'est cette régularité qui construit l'aisance, et l'absence d'écrit à rédiger libère du temps pour entendre, comprendre et parler la langue. Pour structurer cet entraînement, reviser-dscg.fr propose des QCM sourcés de vocabulaire et de compréhension adaptés à une épreuve orale, ainsi que des examens blancs corrigés par Revis-IA pour vous mettre en situation. Vous pouvez commencer par une heure d'essai gratuit, sans carte bancaire, pour évaluer votre niveau de départ et faire de votre préparation une habitude qui paiera le jour de l'oral.

Passez de la lecture à l'entraînement.

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